Vivre

Vous n’avez jamais eu le sentiment de sentir la pression de l’air que vous respirez mais en même temps de savoir que rien de ce que vous entoure ne peut avoir aucun effet car vous vivez. Oui, c’est si simple que ça à vivre. Ca donne l’impression d’être plus compliqué mais faites l’expérience et essayer de respirer sans vous soucier de ce que vous devriez faire plus tard. Une seconde passe et vous restez là sans pour autant pouvoir l’empêcher. Alors, pourquoi tant de soucis pour plusieurs secondes qui s’envolent. Peut-on contrôler le temps ou au moins, peut-on savoir quand est ce qu’il effleure notre conscience avec le sentiment d’une perte de temps irréversible ou qui sait ce qu’on peut encore s’imaginer quand tout tourne autour de nous et pourtant, on reste coincés dans un univers aussi immobile et dépendant à son tour de notre mobilité. Sommes-nous condamnés à une sorte de devoir craintif de ne jamais arriver à une fin heureuse, mais sommes-nous allés au-delà de notre peur primitive de ce que nous avons fait une fois, il y a des millénaires ?

Le serpent est toujours le gagnant de cette affaire car il continue à faire sa vie et à nous regarder comment pouvons-nous gâcher la nôtre. Vous ne trouvez pas qu’il est venu le temps de lui enfin, demander notre libération de cette prison et que nous prolongeons à l’infini une peine que personne ne nous la demande. Avez-vous déjà eu l’impression qu’on fait que se glisser dans l’espace et dans le temps avec une sagacité et une clairvoyance un peu trop instinctive pour l’appeler sagesse. Réveillez-vous, nous sommes restés fidèles à quelqu’un qui a été plus malin que nous, mais il est venu le temps de le provoquer à une autre guerre. La trêve que nous lui avons accordée, aurait dû avoir pris fin il y a bien longtemps quand Quelqu’un est venu et nous a fait comprendre que nous sommes beaucoup plus que de simples vaincus d’un serpent qui de plus, ne sait même pas que nous existons.

Peut-être que nous devons aller lui poser la question s’il se rappelle de nous et s’il ne veut pas nous répondre, il ne faut pas tomber dans le piège du silence car nous serons partis pour encore des siècles à venir, être des admirateurs de quelqu’un qui ne sait même pas d’être poli quand on lui demande gentiment de répondre à une question qui nous a dévoré pendant si longtemps. Non, il ne faut surtout pas se dire qu’en fait, il ne puisse pas répondre parce qu’il est qu’un simple serpent. A ce même pauvre serpent nous lui avons accordé une autre valeur quand nous cherchions des excuses pour nos fautes ou pour nos faiblesses. Nous disons toujours que nous avons été forts et heureux jusqu’au jour quand lui, il est arrivé d’on ne sait pas où et a fait bousculer toute notre vie et même pire que ça. Il nous a fait découvrir la mort de notre désir de vivre. Nous sommes tributaires à ce pauvre serpent, c’est pourtant triste que nous ne nous soyons pas aperçus de notre statut de rampants.

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