Statul paralel vs. statul din umbră, despre păpușari și marionete

Motto : «Să fure mai puțin, sau să ne lase și nouă ceva de furat» (din folclorul românesc despre politicieni, reportaj FAZ în Teleorman)

Aceste cuvinte definesc o stare de spirit larg răspândită în toate păturile sociale ale societății românești, dar ele au o conotație aparte în zona care l-a zămislit pe vremelnicul păpușar al zilelor noastre (așa zisul reprezentant al statului de drept care uneltește din umbră), noul homo democraticus, care se bate pe toate fronturile cu statul paralel și pe care să-l numim păpușarul D. Din punct de vedere strict geometric, bătălia directă nu e nici măcar posibilă, pentru că două entități paralele nu se pot întâlni; ele se pot observa reciproc în funcție de distanța care le separă, se pot studia pe îndelete, își pot arunca vorbe de ocară sau se pot înregistra între ele pentru a-și păstra câțiva ași în mânecă pentru momentele de cumpănă, dar ele rămân totuși paralele. Câteodată, își inversează rolurile și confuzia creată năucește mințile oamenilor de bună credință. Atunci, intervine necesitatea existenței unor personaje de intersecție sau de centură (care nu merită să le numim, nici măcar cu inițiale) care pot face naveta de la un stat la altul, în funcție de interesul de moment. Aceste personaje funcționează după principiul vaselor comunicante; ele nu au însă nici o substanță proprie, se lasă umplute și apoi deversează fluidul primit (mai mult sau mai puțin vâscos) atunci când li se cere (sau li se ordonează, depinde de situație).

Așa mi se pare că a funcționat societatea românească de la Revoluție încoace (poate chiar și înainte, doar că pe alte planuri paralele, mult mai îndepărtate unele de altele) și echilibrul s-a menținut cu mici anomalii care au fost repede înlăturate. Au existat momente când s-au produs scurt-circuite sau chiar șocuri la întâlnirea indirectă a celor două state paralele. Aceste șocuri s-au produs atunci când personajele de intersecție au fost prost selecționate, din greșeală sau dintr-o prea mare aroganță din partea păpușarilor de moment și când acestea au refuzat din capul locului de a se supune ordinelor primite. Atunci, aceste personaje deveneau Persoane de sine stătătoare, care își luaseră rolul în serios, acela de protejare a drepturilor cetățenești în cadrul Statului de drept care funcționează la lumină. În aceste situații, păpușarii sau slujitorii statului paralel (sau al celui de drept uneltind din umbră) au încercat (și de multe ori au și reușit) să le îndepărteze pentru a-și păstra pe mai departe privilegiile din castele lor bine delimitate. Din fericire, multe dintre Persoanele care au creat acele breșe de lumină (doamnele M.M., L.C.K., domnii A.P., H.R.P, D.C., etc.) continuă să-și ducă la îndeplinire misiunea încredințată (fără nici o aluzie la conspirații mondiale), făcându-și pur și simplu meseria sau urmându-și menirea de îndrumători întru cunoaștere ai semenilor lor.

Un alt fenomen perturbator apare atunci când păpușarii de ieri devin marionetele de azi (exemplul păpușarului devenit marionetă P) și undele șocului produs de această inversare de roluri se propagă până în cele mai mărunte cotloane ale puterii statului paralel/de drept din umbră. Câteodată se întâmplă ca marionetele să fie lăsate să creadă că sunt păpușari, când de fapt ele sunt doar niște marionete mânuind alte marionete mai plapânde pentru a le fi hrănite orgoliile de mici păpușari. Un alt caz singular deviind spre patologic (e.g., cazurile foștilor păpușari N sau B) apare atunci când păpușarul devine propria sa marionetă din narcisism sau îmbătat fiind de drogul puterii absolute pierdute (după regulile democratice). În concluzie, parafrâzand un celebru proverb latin, se poate scrie pe frontispiciul democrației originale românești: „Politician român fiind, niciuna din fărădelegile pe care le-am comis si care nu-mi sunt străine, nu mi se poate reproșa în această viață, în virtutea privilegiului de a fi deasupra muritorilor de rând”. Singura speranță care ne rămâne nouă, muritorilor de rând, este sa ne aducem aminte de un alt citat al unui celebru politician francez, M. G.C.: „Cimitirele sunt pline de oameni de neînlocuit, care au fost toți inlocuiți”.

Vieillir

Je m’assois et je ne sais pas encore de quoi je vais m’occuper; je veux écrire seulement. Est-ce que c’est possible de faire une pareille chose; quelqu’un de malicieux me pourrait dire que je suis un ignorant ou un esprit trop facile, mais je vais lui répondre qu’il doit être plus indulgent avec moi ; j’essaye d’échapper à mes angoisses ou plutôt à moi-même ou à mon image reflétée dans le miroir. Je m’appelle Marius et je suis quelqu’un de bien sans vouloir dire que je ne fais pas du mal de temps en temps. Il y a avait une fois quand je croyais en tout ce que les autres me disaient mais le contraire de leurs confessions me paraissait plus véridique; c’est la raison pour laquelle les gens ne m’inspiraient pas de la confiance et pourtant mon visage leur disait de continuer. Je suis plutôt brun, avec de grands yeux bleus sans être beau mais les femmes trouvent que j’ai du charme ; je n’ai jamais compris pourquoi car je détestais les femmes ; non, je crois que je les aimais ou je ne me souviens plus.

Mon histoire est simple, ou compliquée par la simplicité de la vie déroulée devant mes yeux pendant des années ; vous n’avez rien compris, moi non plus, je vous assure que toute ma vie a été un tas de tels calembours. Je ne vous cache pas que souvent je me déteste plus que je méprise les autres gens qui m’entourent. Je souris tous les jours avec une sorte de maladresse qui inspire confiance aux plus faibles que moi ; je me demande s’ils existent. Pourtant, les plus forts, ça oui, je les rencontre partout et ils me parlent avec beaucoup de condescendance ; seule consolation, je reste le maître absolu de mes rêves et l’esclave éternel de mes cauchemars ou vice-versa, je n’en sais rien mais je souris toujours.

C’est encore moi, je ne vous lâche plus, une fois que vous avez décidé de m’écouter. J’ai vraiment besoin que quelqu’un me dise des choses pour me réconforter ; je viens de passer un des pires moments de ma vie. Ma femme veut me quitter, je ne sais pas pour l’instant comment réagir. Elle m’a donné la nouvelle la semaine dernière et depuis, je n’arrête pas à lui demander les raisons de son acte égoïste. Mais, oui, je vous ai déjà dit que je suis quelqu’un de bien, pas un de ces spécialistes du ménage à deux. Je me suis toujours comporté équitablement envers elle, même si je craignais souvent que cela pourrait la déterminer de me quitter. L’histoire est classique, lui quelqu’un de gentil, elle une femme tranquille et un jour, il la surprend avec l’installateur.

Revenons à mon histoire, je fais toujours comme ça quand j’essaie de m’échapper du quotidien, je me réfugie dans les histoires des autres. Quand je marche dans la rue et je pense à l’âge que je viens d’avoir, je continue à croire que le film s’arrêtera bientôt et que je serai à nouveau l’adolescent d’autrefois. Moi, j’étais le réalisateur et les autres étaient les acteurs, mais maintenant, il semblerait que quelqu’un s’amuse à me faire une farce et on m’a désigné dans le rôle principal sans même me l’annoncer. Je vieillis, comment est-il possible une chose pareille, je vous le demande. J’ai 30 ans (peut-être 40) depuis tout récemment et j’ai le sentiment que je m’approche avec une vitesse fulgurante du mur de l’absurde dont Ionesco parlait. Ou je me suis déjà cogné la tête, mais je continue de refuser l’évidence même si je sens le sang qui coule sur mon front.

J’ai besoin de l’aide, que quelqu’un appuie sur le bouton rond avec une petite ligne ; quelle ironie du destin, une ligne continue qui sort d’un cercle, signifiant à la fois le début et la fin d’une aventure. Oui, s’il vous plait, arrêtez le film dans lequel je joue contre ma volonté ; moi, j’ai été toujours le réalisateur et je pouvais choisir n’importe quel lieu et temps de l’action, mais surtout, je pouvais dire à tout moment, stop-cadre. Maintenant, il semble que quelqu’un ou quelque chose s’est interposée entre moi et ma vie. Quelle cruauté, de jouer avec le destin d’autrui. Depuis quelque temps, je déprime presque sans raison, même si les proches me connaissent comme un être débordant d’optimisme. Peut-être que c’était seulement ma carapace protectrice que j’ai commencé à pétrir il y a longtemps, quand j’étais seulement un adolescent rêveur qui essayait de s’échapper à l’emprise de la réalité.

Mais, elle se composait de quoi ma réalité à ce moment-là quand la plupart séchaient les cours et se retrouvaient dans les bars autour du lycée, soûlés par les sons de Nirvana. Moi, j’étais un élève consciencieux, beaucoup me considéraient un rat de bibliothèque, même si on ne me le disait jamais en face ; je me suis battu sans relâche pour effacer cette image humiliante, mais je ne sais pas à quel point j’ai réussi. Combien d’idées et de projets ne sont pas nés et n’ont pas eu une mort prématurée dans ma tête, surtout le temps de quelques arrêts du bus qui me ramenait au lycée chaque matin. Mais l’intensité de leurs pulsions était suffisante pour me remplir d’un délice exquis soit il aussi court qu’une ouverture-fermeture des portes.

Allons encore plus loin dans ma jeunesse car un souvenir me chagrine depuis quelques instants pour lui donner une forme. C’était la veille de la célèbre Revolución à la roumaine; je n’avais même pas 14 ans et je me rappelle le cri d’un homme de sa fenêtre couvrant même le son du fouet qui annonçait les fêtes d’hiver. Ce son-là enchaîné depuis trop longtemps dans un corps fait du sang et de peur, avait oublié jusqu’à son propre ADN : la vitesse de passage d’un espace. „Jos Ceausescu” étaient les mots qui ont fouetté ce silence blanc d’hiver depuis le balcon d’un bâtiment voisin. Tout de suite après, le silence a refait surface, mais dans un autre monde, celui d’avant a été détruit par l’erreur de la normalité qui reprenait ses droits. C’était comme dans le film SF Dark City dans lequel les humains ont été rendus esclaves par une poignée d’extraterrestres qui changeaient leurs décors chaque soir, après des endormissements et réveils à répétition; quand ils se réveillaient (même si en réalité, il faisait toujours nuit), ils n’étaient plus attachés à rien du passé, une nouvelle identité leur avait été attribuée. Le souvenir d’un coin de paradis perdu dans les temps immémoriaux de l’enfance a été le déclic qui a créé la fissure dans le mécanisme monstrueux mis en place avec autant de minutie par les vampires noirs (c’était l’impression qu’ils m’avaient laissé).

Et maintenant, il y a un autre souvenir d’un tout autre registre qui me guette dans l’antichambre de la mémoire. C’était dans un bus, encore un bus, qui me ramenait cette fois-ci à l’Université. Une coccinelle était entrée dans le bus et s’était assise sur mon épaule et elle ne voulait plus me quitter. J’ai eu un de ces moments de pur bonheur qui est venu de nulle part et a rempli mon cœur d’une joie impossible à décrire avec des mots. Ça doit sembler à cela l’entrée dans le paradis céleste. J’ai voulu garder ce moment le plus longtemps possible mais il a fallu que je la relâche au prochain arrêt et l’implacable réveil au purgatoire terrestre m’a envahi dans les secondes (ou minutes, je ne me souviens plus, ça aurait pu être même des heures, des jours, des semaines, des mois ou des années) écoulées depuis son envolée. Le désespoir qui a rempli mon âme dans les moments d’après ne pourrait pas non plus être décrit avec des mots, peut-être seulement si la plume (ou la souris) était mouillée dans l’encre de la reine de l’angoisse. J’avais, avec toutes mes forces humaines (quelle ironie de vouloir toucher au divin avec la puissance d’un esclave) essayé de le ressusciter même si je le savais déjà que je n’avais plus le droit d’y toucher. Mais il n’y avait rien à faire, le désespoir a été tellement fort qu’en ce moment même (après plus de 20 ans passés), le remord de n’avoir pas pu garder un peu plus l’instant me brûle l’estomac ; ou c’est seulement à cause de la bière d’hier soir quand je me suis couché avec un mal de tête insupportable. Vous souriez peut-être et pensez qu’il peut se comprendre que ma femme veut me larguer, quel drôle de bonhomme suis-je. Je vous ai déjà prévenu tout au début et je fais mon devoir de vous le rappeler.

On a eu encore une querelle, ma femme et moi, et on ne se parle plus probablement jusqu’à demain ou même pendant quelques jours, ça dépend de sa manière d’évaluer ma faute ou plutôt de la punition qu’elle mérite. Que c’est triste. Et maintenant, je suis encore seul avec mes angoisses qui ne cessent pas de me harceler ; je devrais faire une plainte au nom du droit à la félicité soit-il aussi bête que celui de l’ignorant heureux, mais pas celui de la Bible, plutôt celui de la Télévision ou de l’Internet, les nouvelles divinités des gens soi-disant libres. Quelle ironie du destin, le bonheur autant proclamé partout avec des consignes lumineuses se transforme en une prison pour ses bénéficiaires sans même qu’ils s’en aperçoivent. Ou peut-être qu’ils le savent ou au moins le sentent mais le prix de la liberté est un poids trop lourd pour ceux habitués aux réclames moins de 1 % (voire pas) de souffrance, plus de 99 % de bonheur. Qui pourrait faire mieux, à part Dieu et encore pas avec ces marges d’erreur et surtout pas dans cette vie.

Je me rappelle du premier amour et je vois la neige, un sourire et une capuche sans boutons; je la faisais tourner dans mes bras et je l’embrassais ou je la regardais et ce cycle parfait se répétait à l’infini dans un monde imparfait et fini, le monde de mes sens. Je sens aujourd’hui encore l’odeur d’ognon frais quand je l’embrassais malgré ses protestations, car j’avais apparu par surprise dans sa chambre un après-midi d’été.

Un des deux poissons que j’avais péché il y a quelques mois et qui ont vécu dans un petit bol, vient de mourir. Je l’ai trouvé déjà séché sur le balcon quand j’étais rentré un soir et j’avais vu seulement le plus petit d’entre eux. Dans un de ces sauts vers la liberté ou vers un meilleur monde que celui dans lequel je l’avais condamné, il avait réussi à dépasser la limite supérieure imposée par la hauteur du bol d’eau. Je l’avais déjà observé en train de faire ses sauts suicidaires et j’avais réduit la quantité d’eau pour empêcher l’inévitable. Mais malgré mes efforts bienveillants, cela n’a pas été suffisant ; et de toute façon, le désir de liberté se paye souvent avec la vie, surtout quand quelqu’un qui prétendrait détenir le secret du Bonheur universel, essayerait de l’imposer contre la volonté des autres d’être malheureux des fois.

Paresse

Et maintenant, je n’arrive pas à me concentrer dans mon travail. Je suis en train de rêver avec les yeux ouverts. Une sorte de nostalgie me harcèle depuis quelques jours ou c’est pur et simple de la paresse. J’avais toujours soutenu que l’homme est paresseux dans son essence. Le travail qu’il fait ou que la société lui impose n’est qu’une sorte de besoin de reconnaissance de ses semblables. Ou pour pouvoir subvenir à ses besoins et à ceux de ses proches. Que du malheur…et si on arrête de jouer cette comédie et on se dévoile tel qu’on est. Est-ce que le monde sera meilleur ou on va juste changer les décors? Je regarde la montre et un sentiment d’impuissance face à l’inexorable perte du temps m’effleure la conscience. On est seuls dans ce monde cruel où chacun essaie d’arnaquer son destin par manque de courage nécessaire pour une confrontation. Que cela nous plaise ou pas, on a choisi notre prison, chacun à ses goûts ; avec plus d’ornements pour cacher les barreaux de fer ou plus spartiate pour nous mystifier le sacrifice de notre liberté. On est maîtres dans cet art de l’improvisation des excuses jetées à bout de champ pour faire taire le son des traces de rampant dans le tracas quotidien de la vie. Mais notre regard garde le souvenir des clôtures que nul ne puisse effacer de notre rétine.

Souffrir

Quel malheur de ne pas savoir de quoi l’avenir sera fait ; quel bonheur de vivre dans le présent sans regrets et sans contrefaçon. La même musique qui résonne sans cesse dans la boite crânienne et pourtant personne avec qui danser. Un amour perdu n’est jamais enterré et demande de temps en temps d’être ressuscité avec une voracité d’ogre affamé. Tu es à poil et sans défense devant l’ouragan qui se déferle sans pitié et fait resurgir des souvenirs mélangés de malbonheur. Un monde de rêves et de cauchemars, de regrets et de remords envahit tes pensées jusqu’au tréfonds de ton être sans échappatoire possible et sans veste de sauvetage. On est noyé, mais on respire, on est en coma, mais on bouge, avec des mouvements saccadés d’animal saigné à mort. Et ensuite, le silence se met à siffler dans ta tête et comme dans un tour de passe-passe, la monotonie de la vie refait surface comme si rien ne s’est passé, en attendant la vague suivante. Les poils hérissés sur ton dos, tu lâches un dernier soupir et tu te lances dans la routine. Pauvre créature, méchant créateur ; la tragi-comédie de l’existence.

Aimer

Tu te réveilles avec ce sentiment que tu ne peux pourtant pas l’expliquer car il ne fait qu’exister. Avec tant de souffrance dans le monde qui nous entoure, amis, famille ou encore plus loin, dans des terres qu’on a, à peine, le courage de les imaginer, on se demande si nous avons encore le droit d’aimer, si c’est toujours d’actualité et le plus important si c’est politiquement correct. Et alors, tu commences à te mettre en doute, à te poser plein de questions sur le bienfait de ton comportement par rapport à la majorité écrasante qui souffre et qu’aimerait qu’à ton tour, par simple décence, tu te mettes à souffrir avec eux, comme si cette forme de souffrance télépathique aurait un effet de balsamique sur les blessures d’un monde qui est à la recherche de son bonheur universel.

Avec tant de haine soit disant raciale, religieuse ou tout bêtement humaine, on aurait mieux à faire d’aller sur une planète habitée par des sniamuh, car au moins eux savaient qu’il y avait un temps pour tuer (dans des buts purement de survie) comme les lions et un autre pour aimer (sans buts…) comme les agneaux. Que nous soyons descendus des arbres ou qu’au contraire, c’est Quelqu’un qui nous a appris à descendre et ensuite à remonter, nous avons au moins la liberté de choisir quand nous devons manger et quand nous devons aimer. Est-ce que quelqu’un rassasié aime différemment de celui qui n’a même plus la force de (c)rêver ou peut être la question ne se pose même pas, par manque de pudeur ?

Et malgré tout ceci et cela, les humains continuent à aimer mais avec modération car on ne sait pas si on ne doit pas un jour rembourser l’amour qu’on nous a donné et quand on parle de l’argent, c’est toute une autre histoire. Faisons en sorte que Dieu ne regarde pas vers nous et allons profiter le plus longtemps possible de sa miséricorde sans se soucier du compte à rebours. Mais que faire quand même Dieu nous demande de l’argent ? On le paye pour sauver nos âmes ou au contraire, on lui offre qu’un prêt à durée déterminée, car il vaut toujours mieux d’être créditeur de la Divinité que débiteur au Diable. Il est difficile, voire impossible, d’être le Créditeur (Débiteur) en Amour d’un monde qui recherche son paradis perdu. Une fois retrouvé, il existe le risque de s’ennuyer et surtout que faire avec tant de souffrance ?

Vivre

Vous n’avez jamais eu le sentiment de sentir la pression de l’air que vous respirez mais en même temps de savoir que rien de ce que vous entoure ne peut avoir aucun effet car vous vivez. Oui, c’est si simple que ça à vivre. Ca donne l’impression d’être plus compliqué mais faites l’expérience et essayer de respirer sans vous soucier de ce que vous devriez faire plus tard. Une seconde passe et vous restez là sans pour autant pouvoir l’empêcher. Alors, pourquoi tant de soucis pour plusieurs secondes qui s’envolent. Peut-on contrôler le temps ou au moins, peut-on savoir quand est ce qu’il effleure notre conscience avec le sentiment d’une perte de temps irréversible ou qui sait ce qu’on peut encore s’imaginer quand tout tourne autour de nous et pourtant, on reste coincés dans un univers aussi immobile et dépendant à son tour de notre mobilité. Sommes-nous condamnés à une sorte de devoir craintif de ne jamais arriver à une fin heureuse, mais sommes-nous allés au-delà de notre peur primitive de ce que nous avons fait une fois, il y a des millénaires ?

Le serpent est toujours le gagnant de cette affaire car il continue à faire sa vie et à nous regarder comment pouvons-nous gâcher la nôtre. Vous ne trouvez pas qu’il est venu le temps de lui enfin, demander notre libération de cette prison et que nous prolongeons à l’infini une peine que personne ne nous la demande. Avez-vous déjà eu l’impression qu’on fait que se glisser dans l’espace et dans le temps avec une sagacité et une clairvoyance un peu trop instinctive pour l’appeler sagesse. Réveillez-vous, nous sommes restés fidèles à quelqu’un qui a été plus malin que nous, mais il est venu le temps de le provoquer à une autre guerre. La trêve que nous lui avons accordée, aurait dû avoir pris fin il y a bien longtemps quand Quelqu’un est venu et nous a fait comprendre que nous sommes beaucoup plus que de simples vaincus d’un serpent qui de plus, ne sait même pas que nous existons.

Peut-être que nous devons aller lui poser la question s’il se rappelle de nous et s’il ne veut pas nous répondre, il ne faut pas tomber dans le piège du silence car nous serons partis pour encore des siècles à venir, être des admirateurs de quelqu’un qui ne sait même pas d’être poli quand on lui demande gentiment de répondre à une question qui nous a dévoré pendant si longtemps. Non, il ne faut surtout pas se dire qu’en fait, il ne puisse pas répondre parce qu’il est qu’un simple serpent. A ce même pauvre serpent nous lui avons accordé une autre valeur quand nous cherchions des excuses pour nos fautes ou pour nos faiblesses. Nous disons toujours que nous avons été forts et heureux jusqu’au jour quand lui, il est arrivé d’on ne sait pas où et a fait bousculer toute notre vie et même pire que ça. Il nous a fait découvrir la mort de notre désir de vivre. Nous sommes tributaires à ce pauvre serpent, c’est pourtant triste que nous ne nous soyons pas aperçus de notre statut de rampants.